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Motion de censure : et après ?

  • Photo du rédacteur: Guillaume Lepers
    Guillaume Lepers
  • 4 déc. 2024
  • 2 min de lecture

Le gouvernement de Michel Barnier a donc été censuré, et ce n’est pas une bonne nouvelle.


𝗖𝗲 𝗻’𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝘂𝗻𝗲 𝗯𝗼𝗻𝗻𝗲 𝗻𝗼𝘂𝘃𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗰𝗮𝗿 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗲𝗿𝗱𝗼𝗻𝘀 𝘂𝗻 𝗣𝗿𝗲𝗺𝗶𝗲𝗿 𝗠𝗶𝗻𝗶𝘀𝘁𝗿𝗲 𝗰𝗼𝘂𝗿𝗮𝗴𝗲𝘂𝘅, 𝗿𝗲𝘀𝗽𝗼𝗻𝘀𝗮𝗯𝗹𝗲 𝗲𝘁 𝗱𝗶𝗴𝗻𝗲, un homme d’Etat comme il en existe désormais bien peu, sincèrement attaché à la défense de l’intérêt général. Dans la période que nous traversons, se séparer d’un capitaine expérimenté et compétent ne peut apparaître autrement que comme une erreur.


𝗖𝗲 𝗻’𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝘂𝗻𝗲 𝗯𝗼𝗻𝗻𝗲 𝗻𝗼𝘂𝘃𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗹𝗮 𝘃𝗶𝗲 𝗶𝗻𝘀𝘁𝗶𝘁𝘂𝘁𝗶𝗼𝗻𝗻𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗱𝗲 𝗻𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗽𝗮𝘆𝘀, qui se trouve une nouvelle fois dans une situation de blocage dont nous ne savons ni combien de temps elle va durer, ni sur quoi elle débouchera à terme.


𝗖𝗲 𝗻’𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝘂𝗻𝗲 𝗯𝗼𝗻𝗻𝗲 𝗻𝗼𝘂𝘃𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗹𝗮 𝗿𝗲𝗹𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗹𝗲𝘀 𝗙𝗿𝗮𝗻𝗰̧𝗮𝗶𝘀 𝗲𝘁 𝗹𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗲́𝗹𝘂𝘀, dont 331 ont montré aujourd’hui qu’ils étaient prêts à sacrifier les intérêts de la Nation au profit de petits calculs électoralistes, renforçant toujours plus la défiance à l’encontre de ceux qui devraient porter leurs espoirs.


𝗖𝗲 𝗻’𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝘂𝗻𝗲 𝗯𝗼𝗻𝗻𝗲 𝗻𝗼𝘂𝘃𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗻𝗼𝘀 𝗰𝗼𝗻𝗰𝗶𝘁𝗼𝘆𝗲𝗻𝘀, qui vont devoir payer le prix de cette situation d’instabilité, directement au travers de prélèvements supplémentaires ou indirectement du fait du report de nouvelles mesures qui devaient amener des avancées.


𝗖𝗲 𝗻’𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝘂𝗻𝗲 𝗯𝗼𝗻𝗻𝗲 𝗻𝗼𝘂𝘃𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗹’𝗶𝗺𝗮𝗴𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗙𝗿𝗮𝗻𝗰𝗲 à l’international et devant les marchés financiers, dans la mesure où le désordre et l’incertitude ne peuvent que susciter l’inquiétude et la méfiance de nos partenaires.


Une fois le constat dressé, 𝗾𝘂𝗲 𝘀𝗲 𝗽𝗮𝘀𝘀𝗲-𝘁-𝗶𝗹 𝗺𝗮𝗶𝗻𝘁𝗲𝗻𝗮𝗻𝘁 ?


Il faudrait d’abord que la nomination du nouveau premier ministre et la constitution de son gouvernement interviennent rapidement. 𝗡𝗼𝘂𝘀 𝗻𝗲 𝗽𝗼𝘂𝘃𝗼𝗻𝘀 𝗽𝗮𝘀 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗲𝗿𝗺𝗲𝘁𝘁𝗿𝗲 𝗹𝗲 𝗹𝘂𝘅𝗲 𝗱𝗲 𝗽𝗲𝗿𝗱𝗿𝗲 𝗲𝗻𝗰𝗼𝗿𝗲 𝗱𝘂 𝘁𝗲𝗺𝗽𝘀, alors que nous allons devoir faire face à des décisions urgentes afin de garantir la continuité budgétaire de l’Etat.


Nous devons aussi espérer que celui ou celle qui reprendra ce lourd flambeau sera 𝗮̀ 𝗺𝗲̂𝗺𝗲 𝗱𝗲 𝗿𝗮𝘀𝘀𝗲𝗺𝗯𝗹𝗲𝗿 𝗲𝘁 𝗱𝗲 𝗱𝗲́𝗴𝗮𝗴𝗲𝗿 𝗱𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗻𝘀𝗲𝗻𝘀𝘂𝘀 𝗮𝘂𝘁𝗼𝘂𝗿 𝗱𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗶𝗼𝗿𝗶𝘁𝗲́𝘀 𝗱𝗲𝘀 𝗙𝗿𝗮𝗻𝗰̧𝗮𝗶𝘀. La censure du projet de loi de finances met un coup d’arrêt à des réformes qui étaient attendues, parfois depuis longtemps : en matière d’agriculture, de santé, de sécurité, de justice, de dépendance, de handicap, d’économie… 𝗶𝗹 𝗳𝗮𝘂𝗱𝗿𝗮 𝘀𝗲 𝗿𝗲𝗺𝗲𝘁𝘁𝗿𝗲 𝗿𝗮𝗽𝗶𝗱𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗮𝘂 𝘁𝗿𝗮𝘃𝗮𝗶𝗹, 𝘀𝗮𝗻𝘀 𝗲𝘀𝗽𝗿𝗶𝘁 𝗽𝗮𝗿𝘁𝗶𝘀𝗮𝗻 𝗺𝗮𝗶𝘀 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝘂𝗻𝗲 𝗿𝗲́𝗲𝗹𝗹𝗲 𝘃𝗼𝗹𝗼𝗻𝘁𝗲́ 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗹𝗹𝗮𝗯𝗼𝗿𝗲𝗿 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹’𝗶𝗻𝘁𝗲́𝗿𝗲̂𝘁 𝗱𝘂 𝗽𝗮𝘆𝘀. Malheureusement, la position du « tout ou rien » qui a, de toute évidence, guidé les deux extrémités du paysage politique depuis trois mois n’est pas de nature à nous rassurer.


Quelle que soit l’issue de cette situation totalement inédite, 𝗷𝗲 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗶𝗻𝘂𝗲𝗿𝗮𝗶 𝗱𝗲 𝘁𝗿𝗮𝘃𝗮𝗶𝗹𝗹𝗲𝗿 𝗮𝘂 𝘀𝗲𝗿𝘃𝗶𝗰𝗲 𝗱𝗲 𝗻𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗽𝗮𝘆𝘀, 𝗱𝘂 𝗟𝗼𝘁-𝗲𝘁-𝗚𝗮𝗿𝗼𝗻𝗻𝗲 𝗲𝘁 𝗱𝗲𝘀 𝘁𝗲𝗿𝗿𝗶𝘁𝗼𝗶𝗿𝗲𝘀 𝗿𝘂𝗿𝗮𝘂𝘅 qui n’en peuvent plus d’attendre un peu de considération.


Comme je l’ai toujours fait et autant qu’il me sera possible, 𝗷𝗲 𝗰𝗼𝗻𝘀𝗲𝗿𝘃𝗲𝗿𝗮𝗶 𝗺𝗼𝗻 𝗲𝘀𝗽𝗿𝗶𝘁 𝗰𝗼𝗻𝘀𝘁𝗿𝘂𝗰𝘁𝗶𝗳 𝗲𝘁 𝗿𝗲𝘀𝗽𝗼𝗻𝘀𝗮𝗯𝗹𝗲. C’est, j’en suis convaincu, ce que les Français attendent de nous, élus. Il serait temps que certains s’en souviennent…

 
 
 

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