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Agriculture, santé, impôts : le prix de la censure

  • Photo du rédacteur: Guillaume Lepers
    Guillaume Lepers
  • 3 déc. 2024
  • 2 min de lecture

Depuis hier, les partis d’opposition tentent de minimiser l’impact qu’aurait la censure du projet de loi de finances de la Sécurité sociale si elle était votée demain.


Une fois encore, il appartient à notre famille politique de dire la vérité aux Français, en 𝘁𝗿𝗮𝗻𝘀𝗽𝗮𝗿𝗲𝗻𝗰𝗲 et en 𝗿𝗲𝘀𝗽𝗼𝗻𝘀𝗮𝗯𝗶𝗹𝗶𝘁𝗲́ : si la censure est votée, 𝗶𝗹 𝘆 𝗮𝘂𝗿𝗮 𝗱𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗻𝘀𝗲́𝗾𝘂𝗲𝗻𝗰𝗲𝘀, 𝗲𝘁 𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀 𝗶𝗺𝗽𝗮𝗰𝘁𝗲𝗿𝗼𝗻𝘁 𝘁𝗼𝘂𝘁 𝗹𝗲 𝗺𝗼𝗻𝗱𝗲.


𝗣𝗼𝘂𝗿 𝗻𝗼𝘀 𝗮𝗴𝗿𝗶𝗰𝘂𝗹𝘁𝗲𝘂𝗿𝘀, 𝗾𝘂𝗶 𝗮𝘁𝘁𝗲𝗻𝗱𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲𝗽𝘂𝗶𝘀 𝗹𝗲 𝗽𝗿𝗶𝗻𝘁𝗲𝗺𝗽𝘀 𝗹𝗮 𝗺𝗶𝘀𝗲 𝗲𝗻 𝗼𝗲𝘂𝘃𝗿𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗼𝗺𝗲𝘀𝘀𝗲𝘀 𝗾𝘂𝗶 𝗹𝗲𝘂𝗿 𝗼𝗻𝘁 𝗲́𝘁𝗲́ 𝗳𝗮𝗶𝘁𝗲𝘀 :

  • pas de réduction de la fiscalité sur le gazole non routier,

  • pas d’allègement de la fiscalité sur le foncier non bâti agricole,

  • pas d’amélioration des pensions de retraite,

  • pas d’avantage fiscal et social pour les éleveurs frappés par les épizooties,

  • pas de défiscalisation de la réintégration de la déduction pour épargne de précaution pour les victimes d’aléas climatiques,

  • pas de loi d’orientation agricole en janvier,

  • et pas de gouvernement au moment où les négociations sur le Mercosur battent leur plein.


𝗣𝗼𝘂𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝘀𝗼𝗶𝗴𝗻𝗮𝗻𝘁𝘀 𝗲𝘁 𝗹𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗽𝗮𝘁𝗶𝗲𝗻𝘁𝘀 :

  • pas de possibilité pour la Sécurité sociale d’emprunter pour financer les prestations,

  • pas d’enveloppe exceptionnelle pour soutenir nos EHPAD,

  • pas de cumul emploi-retraite pour les médecins,

  • pas de généralisation de l’expérimentation sur la rédaction des certificats de décès par les infirmiers,

  • pas d’encadrement de l’intérim paramédical.


𝗣𝗼𝘂𝗿 𝘁𝗼𝘂𝘀 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗿𝗶𝗯𝘂𝗮𝗯𝗹𝗲𝘀 :

  • augmentation de l'impôt sur le revenu pour 17,6 millions de foyers,

  • 400.000 nouveaux foyers imposables,

  • baisse plus importante que prévue des allègements de charges pour les entreprises,

  • a contrario, pas de contribution exceptionnelle des grandes fortunes !


𝗟𝗮 𝘀𝗶𝘁𝘂𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗳𝗶𝗻𝗮𝗻𝗰𝗶𝗲̀𝗿𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗙𝗿𝗮𝗻𝗰𝗲 𝘀𝗲𝗿𝗮 𝗳𝗼𝗿𝘁𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗶𝗺𝗽𝗮𝗰𝘁𝗲́𝗲 car la reconduction du budget 2024 continuera de creuser le déficit de la Sécurité sociale, qui pourrait passer de 16 à 24, voire 25 milliards d'euros en 2025. Depuis l’annonce d’une possible censure, les marchés financiers s’inquiètent et le taux d’emprunt de la France explose. Même le cours de l’euro est déjà fragilisé !


Alors que les Français attendent des réponses à leurs préoccupations et nous demandent du sérieux et de la stabilité, 𝗶𝗹 𝘀𝗲𝗿𝗮𝗶𝘁 𝗶𝗿𝗿𝗲𝘀𝗽𝗼𝗻𝘀𝗮𝗯𝗹𝗲 𝗱𝗲 𝗽𝗹𝗼𝗻𝗴𝗲𝗿 𝗲𝗻𝗰𝗼𝗿𝗲 𝘂𝗻 𝗽𝗲𝘂 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝗻𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗽𝗮𝘆𝘀 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗲 𝗰𝗵𝗮𝗼𝘀. Ne confondons pas, comme certains s’évertuent à le faire, ceux qui sont à l’origine de cette crise et ceux qui, en responsabilité, tentent de réparer les dégâts et de redresser le pays.


Le texte final du projet de la sécurité sociale n’est pas parfait, mais le 𝗰𝗲𝗻𝘀𝘂𝗿𝗲𝗿, 𝗰’𝗲𝘀𝘁 𝗳𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗽𝗮𝘆𝗲𝗿 𝗮̀ 𝘁𝗼𝘂𝘀 𝗹𝗲𝘀 𝗙𝗿𝗮𝗻𝗰̧𝗮𝗶𝘀 𝗹𝗲 𝗽𝗿𝗶𝘅 𝗱𝗲 𝗰𝗮𝗹𝗰𝘂𝗹𝘀 𝗽𝗼𝗹𝗶𝘁𝗶𝗰𝗶𝗲𝗻𝘀 𝗲𝘁 𝗱𝗲 𝘀𝘁𝗿𝗮𝘁𝗲́𝗴𝗶𝗲𝘀 𝗽𝗲𝗿𝘀𝗼𝗻𝗻𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀, au détriment des intérêts de la Nation.


𝗔 𝗰𝗲 𝗷𝗲𝘂, 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝘀𝗲𝗿𝗼𝗻𝘀 𝘁𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗲𝗿𝗱𝗮𝗻𝘁𝘀.

 
 
 

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