48h pour revenir à la raison
- Guillaume Lepers

- 2 déc. 2024
- 2 min de lecture

Notre pays peut-il se permettre de s’enfoncer encore plus dans la crise ? C’est la vraie question, la seule que nous devrions nous poser aujourd’hui.
L’avenir de Michel Barnier n’est pas le sujet, ce qui est bien regrettable s’agissant d’un Premier Ministre qui, en deux mois à peine, a pourtant fait la preuve de sa compétence, de son courage et de sa volonté de rassembler au-delà des clivages.
Ce qui doit nous inquiéter désormais, c’est l’avenir de la France.
Le texte du projet de loi de finances de la sécurité sociales issu du compromis entre députés et sénateurs n’est certes pas parfait, mais il continuerait de protéger les Français, tout en réalisant les économies nécessaires au redressement des comptes publics. Il introduit des avancées importantes pour le monde agricole, pour le financement des hôpitaux et des EHPAD, pour la rémunération des personnels soignants, pour la lutte contre la fraude sociale… autant de mesures qui tomberaient en cas de censure.
Au-delà de ces régressions, il est illusoire de penser que notre pays fonctionnerait normalement sans budget. Outre les dysfonctionnements directs qui découleraient de cette situation (notamment en matière d’imposition), la France perdrait toute crédibilité auprès de ses partenaires européens et mondiaux. Au final, les conséquences seront là et ce sont bien les Français qui en paieront le prix.
Les groupes politiques qui, campés sur des postures de principe ou animés d’ambitions électoralistes, décideront de censurer ce texte, auront à en assumer la responsabilité.
Comme de nombreux élus, je constate l’extrême lassitude de nos concitoyens face à ces rebondissements bien éloignés de leurs préoccupations quotidiennes. Leurs attentes sont immenses, et ils demandent suffisamment de stabilité et de visibilité pour que des réponses puissent être mises en œuvre.
Nous avons devant nous 48 heures décisives, à l’issue desquelles chacun décidera en conscience si notre pays doit aller de l’avant ou sombrer dans le chaos. A ce stade, je me garderai bien de faire des pronostics. Quoi qu’il advienne, cela ne changera rien à mon engagement personnel, et je continuerai de me battre au seul service des Français et des Lot-et-Garonnais.








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